Tame Impala et Kula Shaker. Ready for a Summer of Love?

2010 juin 8

Cette semaine, c’est un peu le summer of love version.02 qui frappe à votre porte, avec deux groupes de rock psychédélique incontournables : un groupe nouveau né mais hyper prometteur nommé Tame Impala, un autre groupe de vieux briscard, génies-indiens-trop-sous-estimés de la brit-pop 90′s que l’on croyait tous mort : Kula Shaker.

Fatche !!!

Attaquons avec Tame Impala! Ce trio australien est originaire de Perth, leur premier album est sorti fin mai sur le label Modular Recordings. Alors quid? Eux mêmes définissent leur musique comme  » a steady flowing psychedelic groove rock band that emphasizes dream-like melody ».

Pour faire clair souvenez vous des Beatles période LSD de « Baby You’re A Rich Man » à l’album Blanc, prenez uniquement les morceaux signé à ce moment là par John Lennon. Fermez les yeux vous y êtes, c’est de cette essence là que sont faite les chansons de l’album InnerSpeaker. Niveau sonorité le groupe s’inscrit clairement dans le mouvement néo-folk-psyché, quelque part entre Animal  Collective et Mgmt. Album en écoute intégrale sur leur myspace!

Voici en guise d’amuse-bouche un brin flippant, le clip du premier single Solitude is Bliss. Bon trip !

Noyez vous dans le fleuve Tame Impala mais surtout plongez vous dans le Gange Kula Shaker.

Tout commence en 1996 avec un album magique intitulé K. Alors que les Anglais se disputent entre Oasis, Blur, et que la brit-pop explose avec des groupes comme Pulp, Supergrass, Stéréophonics, Manic Street Preachers où Ash. La différence Kula Shaker c’est son bouillonnement psychédélique sauce curry : on y trouve autant de claviers vintages que de tabla, autant de break de batterie dingues que de sitar.

On marche sur les traces des Beatles version Ashram du Maharishi Mahesh Yogi. Kula Shaker s’inscrit précisément entre Santana, Led Zepplin, Jimi Hendrix et voyons voir (…) Mars Volta aujourd’hui. Une rock parfois progressif avec morceaux à rallonges, breaks dantesques et longs trips hallucinogènes ! Que demande le peuple!

On sous estime trop l’importance de ce groupe. Franchement dans la catégorie « groupe hippie  » (ou gros pipi comme dit Oss 117) qui joue de la Sitar, je n’échangerais pas mon Kula Shaker en stéréo bien brillante contre deux barils de Brian Jonestown Massacre en mono surestimé cradingue. J’emmerde la mono !!

Le second album Peasants, Pigs & Astronauts, sorti en 1999 tout aussi excellent n’a pas rencontré autant de succès et le groupe, noyé dans toutes sortes de polémiques stupides, s’est délité.
Mais ils sont de retour en 2010, d’abord avec ce single : Peter Pan RIP mais aussi avec un album à paraitre en juin! Gros changement, le groupe semble s’être un peu détaché de l’Inde, pour plus de pop!

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