Robyn is back!

2010 mai 24

Robyn, cette suédoise blonde comme il se doit, n’a rien des nymphettes pop habituellement de mise, que cela soit clair. Cette fille, c’est juste un concentré d’intelligence, d’innovation, et d’intégrité artistique. Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, disons pour résumer, qu’elle a su se sortir des limbes de la teen-pop de la fin des 90s (où ses titres Do you Know What It Takes et Show Me Love sont des tubes) pour se transformer en véritable diva de l’electro-pop underground. Sorti pour la première fois en 2005, l’album éponyme Robyn l’installe comme artiste qui compte, dans un style (la dance) ou les chanteuses kleenex sont légions. Sauf que Robyn est un grand album de pop, d’électro, de dance, et de bien d’autres choses encore. Le titre With Every Heartbeat, produit par son acolyte Kleerup, est un énorme tube au Royaume Uni et en Scandinavie, un succès plus modeste sous nos latitudes. Truffé de tubes, le disque est réédité à maintes reprises. C’est dire que son public attendait impatiemment son retour, elle qui n’avait finalement rien proposé de nouveau depuis cinq ans.

Toujours prompte à surprendre ses fans, l’artiste a annoncé début 2010 la sortie de pas moins de trois albums pour l’année 2010. Le premier d’entre eux, Body Talk pt. 1 arrive mi-juin. Ayant trouvé une recette magique de pop-mélancolique-mais-tout-à-fait-adaptée-à-un-déchaînement-sur-dancefloor avec With Every Heartbeat, Robyn approfondit le concept sur un album formidable, qui allie avec brio énergie pure, expérimentation sonique et émotion. Le premier single, Dancing On My Own résume parfaitement tout cela : ce titre dégage une émotion assez rare pour un titre dance, tout en restant parfaitement calibré pour danser. Fembots ou Don’t Fucking Tell Me What To Do, surprennent par leur construction assez peu orthodoxe et leur quasi-absence de mélodie mais accrochent l’oreille en une écoute. None of Dem devrait sans souci faire bouger les plus réticents avec ses percus puissantes et son refrain explosif. Si Dancehall Queen semble moins cohérent avec l’ensemble et convainc moins, les titres plus épurés jouant sur le registre de l’émotion emporte l’adhésion en s’équilibrant plutôt bien avec leurs contreparties up-tempo. La surprise, c’est un titre en suédois, la berceuse Jag Vet en Dejig Rosa, qui clôt l’album de manière inattendue.

Robyn continue donc sur la pente (très) ascendante amorcée il y a cinq ans, en proposant un album osé, qui apporte un souffle assez neuf à un genre qui a trop souvent tendance à tourner en rond. Si cet opus est un avant goût des deux à venir, j’ai envie de dire, vivement la suite !

Video de Dancing On My Own

Audio: None Of Dem


Vidéo : Robyn interprétant Fembots à la télé.

Pour des nouvelles fraîches de la pop, n’hésitez pas à visiter mon blog perso: http://itspop.blogspot.com

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