Le Théorème Musical de Caribou.

2010 avril 27
by Elephant Man

C’était vendredi dernier, au Point Ephémère. Caribou sur scène pour présenter Swim, nouvel album très dansant née dans la tête en Rubix Cube de Dan Snaith.

Je ne me suis toujours pas remis d’Andorra, chef d’Å“uvre psyché-pop de notre temps. Et à l’écoute de Swim – plus éléctro et plus instrumental-  je me demandais comment le mélange des genres se ferait sur scène.

Dan Snaith à la bosse des Maths, comme son frère Professeur à l’Université de Sheffield, comme sa sÅ“ur, enseignante à Bristol; comme l’intégralité des membres de sa famille depuis Thalès le grand et Pythagore d’Hossgor.

Soutenue en 2005,  à Londres, le sujet de sa thèse de Doctorat  : « Les Symboles Sur-Convergents dans le Demi-Plan Modulaire de Siegel  » nous incite à la plus grande confiance en Caribou. On imagine facilement que les répétitions de l’actuelle tournée ont été du genre « réfléchie » et « carré ».

Après le set électro brillant de Gold Panda, Caribou s’installe tranquillement.

Pour la tournée Dan l’intello est entouré par  Ryan Smith (guitare en delay et séquences), Brad Weber (incroyable batteur aux multiples projets) et  John Schmersal (basse, choeurs et figure poupine).

Dan Snaith chante bien sur, mais il joue également de la guitare (une Gibson SG), du clavier et de la batterie. En fait face à lui, une caisse claire, un tom basse et une cymbale lui permettent d’intervenir régulièrement et souvent à la fin de chansons. Il joue alors en complète stéréoscopie avec Brad Weber – genre batterie avec lunette 3 D-.

C’est dans cette configuration que le groupe – tout de blanc vêtu- est monté sur scène. Le début du concert a ressemblé à une sorte de -best of  – mais les chansons de l’époque Manitoba n’ont pas été approchée. Ensuite c’est quasiment tout Swim qui a été balayé. Et ces chansons s’adaptent parfaitement à la scène. La prestation du single Odessa a vu la petite salle du Point Éphémère se transformer en club psychédélique et l’interprétation musclée de Swim, jetée en pâture aux remixeur du monde entier, à pris des allures psychédéliques – surement grâce aux projections vidéos kaléidoscopiques. Le tout -avec rappel- a durée une bonne heure et demi. Une parfaite et rigoureuse démonstration mathématique.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’album Swim. C’est dessous!

A la semaine prochaine

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