Les découvertes d’Elephant Man #25 : Gainsbourg se barre en Beck (Avant première IRM)

2009 décembre 1

J’étais il y a quelques jours invité par le label Because pour découvrir IRM, nouvel album de Charlotte Gainsbourg, dans des conditions idéales : le mythique Studio Gang, près de la gare d’Austerlitz.

Cha

Petit tour du propriétaire sensationnel.

01. Master’s Hand

Cette chanson d’ouverture annonce un peu IRM, on est ici à la croisée des chemins entre la Breeze de Simian et une Batucada sous cafeïne. Entrée hyper rythmé dans cet album qui se compose – en gardant une unité – de chansons très diverses.

02. IRM

D’après Charlotte G, ce morceau lui a été inspiré lors de ses nombreux examens en IRM, à l’intérieur de la machine les bruits s’organisent, effrayants. La production de Beck est prodigieuse, sinueuse, pleine de relief.  A mi chemin entre Pinch de Can et Idiotèque de Radiohead.

03. Le Chat du Café des Artistes

On est ici dans un hommage multiple, d’abord au compositeur canadien Jean-Pierre Ferland, à Serge Gainsbourg ensuite, mais aussi à Jean-Claude Vannier, collaborateur aux cordes de Melody Nelson que vénère Beck.
Autour de la chanson du Québécois, Beck a tissé pour Charlotte, un écrin digne de John Barry. La chanson que j’ai immédiatement préféré dans ce disque (pour le moment)

04. In The End

Ce morceau constitue la bande son de la bande annonce de Max et les Maximonstres, nouveau film de Spike Jonze, où Charlotte sera d’ailleurs la voix française d’une nana monstres. Un film à poil pour une chanson au poil.


Un morceau de pop baroque qui me rappelle un de mes groupe préféré Left Banke, idéal pour faire sécher ses grosses chaussettes de laines trempées au feu de cheminé pendant que du chocolat chaud se prépare tranquillement.

05. Heaven Can Wait


Ce duo est dans la pure lignée de ce que faisait Beck sur Mutations et Sea Change : une grande chanson pop. Idéalement elle aurait put être produite par Nigel Godrich , producteur de 5.55 qui a présenté le Beck à la belle Charlotte.

06. Me And Jane Doe

Celle là me fait penser à Animal Collective, comme quoi cet album n’a pas non plus tout le temps les yeux rivés vers l’arrière! La pression est maintenu tout le long par une somptueuse suite de coups de grosses caisses, digne d’être clipée par Michel Gondry. La voix de Charlotte a vraiment pris de l’assurance ici.

07. Vanities

Ici ce sont les dissonances nombreuses qui m’ont frappées, ça me fait penser que je dois encore vous parler du son sur ce disque. A la fois il est dans la continuité de ce qu’a fait Beck sur son dernier Modern Guilt, avec l’aide de Danger Mouse. Un son plus rêche et moins rond que celui de Godrich mais qui se prête bien au caractère foutraque du génie de Beck Hansen (Odelay). Parfois ce son me rappelle aussi les aventures de Geoff Barrow avec ses comparses de Portishead pour l’album III, comme avec les excellents épouvantails de the Horrors récemment.

Bon pour la suite, et comme je n’ai eu droit qu’à une écoute unique, je vous confie mes impressions brutes.

08. Time Of The Assassins : du (bon) Beck post Modern Guilt pur jus.

09. Trick Pony :ici je ne me souviens que de la peau détendu du tambour, de la grosse patate qui en découle et du son de Gretsh à s’en perforer les tympans

10. Greenwich Mean Time : la aussi du 100% Beck.

11. Dandelion :  débute comme un vieux blues, termine en symphonie (Oh les beaux arrangements de cordes de tonton!)
12. Voyage : morceau hyper oriental avec un grand nombre de percussion, à en faire une danse du ventre dans le métro.
13. The Collector : deux notes de piano, un tempo au ralenti, une ambiance de thriller. Massive Attack n’est plus très loin.

Cet excellent disque possède une production incroyablement riche, un son extrêmement travaillé au fil des 11 mois d’enregistrement qui regarde droit vers l’avenir (Animal Collective, Portishead, Liars…) tout en lorgant souvent dans le retro (Serge Gainsbourg bien sur mais aussi John Barry, Jean-Pierre Ferland et …Left Banke).

2 Responses leave one →

  1. 2009 décembre 1
    ADRIAN permalink

    Trick Pony, vous ?tes pass? un peu vite mon ami Elephant, probablement la meilleure chanson de l’album, selon moi…

    Une chanson tr?s rock pour couronner cet album ECLECTIQUE (blues, afro, rock, symphonique… m?me un peu punk . Un rythme saccad? et une m?lodie envoutante qui rappellerai les Kills… Pas ?tonnant si l’Angleterre la choisit en SINGLE #1!


  2. 2009 décembre 2
    Bad Spirit permalink

    Et voila, il suffit que le studio offre un cocktail et v’la ‘ty pas que l’?l?phant perd la m?moire, oublie TMV pendant tout une chronique et encense C.G.
    Le pouvoir des petits fours aurait il vaincu l’int?grit????

Leave a Reply

Note: You can use basic XHTML in your comments. Your email address will never be published.

Subscribe to this comment feed via RSS