Mode & Music by Clara / M.I.A – « Bad Girls » (Romain Gavras)

2012 février 9
by MyTourManager

A l’heure où les pays arabes se lancent dans une révolution au nom de « la liberté et de la démocratie », la rappeuse et chanteuse d’origine Sri Lankaise, M.I.A, nous balance dans les oreilles son nouveau titre «  Bad Girls », avec une vidéo satirique, dénonçant la perspective de la culture arabe dans les Pays du Golf, et la condition féminine.

 Après sa collaboration avec le très engagé réalisateur Romain Gavras, sur «  Born to Free », qui a fait la polémique pour l’hyper violence et la stigmatisation des roux mis en scène dans cette vidéo, revoilà notre duo de choc sur «  Bad Girls », titre issu de son prochain album, prévu pour cet été !

 Clip tourné à Ouarzazate au Sud du Maroc dans un décor désertique, met en scène un gang de femmes saoudiennes en djellaba et keffieh ultra bling/bling,  kalachnikov à la main, se déhanchant dangereusement devant un public masculin de marbre… Bien entendu, scène totalement improbable dans la réalité, sous peine de lapidation…

 On notera  l’inversement satirique et improbable des rôles de l’homme et de la femme dans cette société saoudienne.

L’homme revête la tenue féminine traditionnelle, Abaya + Burka +  khôl noir plein les yeux, tandis que la femme, elle, porte la djellaba et le keffieh de l’homme.

Par cette inversion vestimentaire, R.Gavras et M.I.A, bouleversent l’ordre hiérarchique de cette société, et placent  l’homme arabe comme un objet spectateur, pas loin de ce que la femme saoudienne est dans la triste réalité.

 Mise en scène, un brin «  Fast & Furious », Romain Gavras ne lésine pas avec des drifts  et des burns, en veux tu en voilà, et  un bon babouche-skating sur une route interminable à côté de squelettes de Pipeline, typique des paysages orientaux.

 Encore une fois, M.I.A  nous attrape  inévitablement dans ces filets, avec un son Hip Hop aux sonorités orientales, qui nous donne nous aussi l’envie de Belly Dance sur le capot d’une Cherokee Blanche au milieu de nulle part.

Kiss & Love

      A.

OBJECTIF : Expérimenter cet été, le bain de soleil sur une  vieille BWM en drift sur une route  de France.

MTM Playlist ON # 31

2012 février 3
by MyTourManager


MTM 31 by Maxence Rosset on Grooveshark

« YOU HAVE TO LISTEN TO » By SEVERIN / CLOUD NOTHINGS – « Attack On Memory »

2012 février 1
by MyTourManager

 

J’ouvre péniblement les yeux. Mal de crâne et bouche pâteuse. Je suis allongé de travers sur un lit complètement en vrac, les jambes bringuebalant dans le vide. Je ravale le filet de bave qui s’écoulait sur la couette. J’ai été réveillé par un acouphène horrible. Mon appartement est sans dessus dessous : posters déchirés, lampes renversées, coussin éventrés, vaisselle cassée, taches sur le mur. Je ne comprends pas tout, d’autant plus que je suis en boxer, mal rasé et que mon t-shirt est bon à me servir de vieille loque pour faire le ménage. La lumière extérieure m’agresse. Je ne réalise toujours pas ce qu’il s’est passé. Mauvais remake de Very Bad Trip. Tel Rouletabille résolvant le mystère de la chambre jaune ou Tintin sortant vainqueur de l’énigme de la Licorne, et surtout bien aidé par mon laptop, je comprendrai le fin mot de l’histoire : Itunes en est à la 48ème lecture en boucle du dernier Cloud Nothings.

Ceci explique cela.

 On la voyait venir au loin, cette vague médiatico-musicale. On sentait que Attack on Memory allait faire du bruit, autant au sens propre du terme que dans le petit monde des chroniqueurs amateurs ou confirmés. Je ne pensais pas que ça allait ravager mon salon, malgré tout. J’ai lancé Attack On Memory par curiosité, honnêtement. Ca n’a pas loupé. Et vlan, la première grosse claque de 2012 ! En 33 minutes et 38 secondes, Cloud Nothings dépoussière le rock de papa ou du grand frère. Exit la naphtaline, bonjour la sueur et le tabac froid : une bonne nouvelle avant la fin de toute chose dans 11 mois. Une question se pose cependant : comment ce groupe a pu passer en si peu de temps de « Hey Cool Kid », tube noisy sympatoche de 2010 à « Stay Useless »,

bombe sonore de l’hiver 2012 ?

 Deux raisons principalement : Dylan Baldi, jeune nerd de Cleveland, a simplement pioché dans tout ce que le rock a fait de mieux depuis 20 ans et avec ça, il nous offre tout ce qu’on a aimé dans nos adolescences, le revisite et le magnifie : du post-rock («No Future/No Past » que Mogwai n’aurait pas renié), du grunge/post punk (« Wasted Days »), du folk-rock (« Fall In » qui sonne comme du Born Ruffians), du stoner (« Stay Useless » quand « Hard to Explain » des Strokes rencontre Josh Homme), du post-punk (le très Interpolien « Separation »), du pop-rock ultra classique (la merveille de fin « Cut You »). Je voudrais paraître péteux, je dirais que c’est du génie tout simplement. Si génie il y a, et j’en viens à la seconde cause de cette miraculeuse métamorphose, il a en tout cas bien été aidé par Monsieur Steve Albini, à la production ici, musicien talentueux au sein de Shellac entre autres et surtout producteur de quelques petits albums dans les années 90’s : Surfer Rosa des Pixies, In Utero de Nirvana, Rid of Me de PJ Harvey etc.

Trois fois rien, en gros.

 Rythmique lourde, basse vrombissante, voix de teenager écorché, paroles à peine intelligibles, production lo-fi mais léchée… Attack On Memory n’avait aucune raison de se vautrer. Comme je l’ai dit, avec cet album, on n’invente pas la poudre. Au contraire, on y met le feu, ça explose et c’est très bien comme ça. Baldi se permet même de nous lancer quelques fausses pistes : « No Future/No Past » (avec son riff unique et son rythme martial, tous deux de plus en plus forts) et « Wasted Days » (morceau fleuve de 9 minutes et son break au bout du premier tiers du morceau qui nous amène vers un deux ex machina splendide, où la voix de Baldi semble en totale perdition) sont deux excellentes chansons, mais sont beaucoup plus chargées émotionnellement et musicalement que les six autres. En soi, elles n’apparaissent pas comme les titres les plus révélateurs de l’album, par leur côté moins catchy, mais techniquement, cela reste très fort.

Bref, courez, procurez-vous ce disque, retournez vos chez-vous, faites des pogos, parlez-en autour de vous. Cloud Nothings le mérite amplement.

Je vous laisse, je vais ranger ma piaule sur du Tchaïkovski.

Severin

Mode & Music by Clara / Porcelain Raft

2012 janvier 27
by MyTourManager

Notre cœur bat cette semaine pour cette découverte musicalement fragile et discrète, j’ai nommée Porcelain Raft .

Porcelain Raft, c’est Mauro Remiddi, un bellâtre italien de 27 ans comme on les aime, qui nous fait découvrir deux titres arrachants, tirés de son album « Strange Weekend » dans les bacs depuis cette semaine, sous le label Secretly Canadian.

Ce label, c ‘est aussi Yeasayer, Throw Me The Statue, Here We Go Magic, et beaucoup d’autres groupes, qui nous rassurent sur la qualité auditive pour nos douces oreilles.

Une voix un brin androgyne, un brin vaporeuse, qui fait contraste avec le personnage typé et viril de notre beau brin à la barbe grise, un style dream electropop , entre M83 et Beach House, Porcelain Raft nous envoute et nous dérobe.

Un son poétique et caressant avec « Unless You Speak From Your Heart » ; aérien et métaphorique avec « Put Me Into sleep » .
La première fois que j’ai écouté P.R, je me suis demandée si je pourrais m’endormir de peur de ne plus entendre cette ensemble divin… Heureusement je l’ai sur Itunes, donc pas de crainte…

« Strange Weekend » enregistré à Brooklyn, avec une texture musicale 80’s Pop, dans l’air du temps, mais qui pourrait commencer à nous lasser cependant, retranscrit les multiples voyages à travers le monde, la passion pour la photographie, le cinéma muet noir et blanc et les questions existentielles de notre bel apollon.
Son inspiration selon ses propres mots « Le désir de connaissance insatiable de l’être introverti qui me déséquilibre »…. On comprend mieux pourquoi son style musical est en porcelaine, prêt à se briser en milles morceaux …

Par ailleurs il faut savoir que Porcelain Raft c’est 100% HomeMade, que ca soit l’écriture des textes, la composition mélodique, ou encore les vidéos, tout est fait de A à Z par la même personne.. Notre rital…

Le premier clip « Put Me Into Sleep », met en scène Mauro.R chemise blanche, petite cravate noire, tentant de s’extirper d’une situation ou d’une condition, représentée par le bain de lait. Décidément Mr est tout dans les métaphores…

Le second clip « Unless You Speak From Your Heart », est plutôt loufoque… Bizarrement, la vidéo un zeste amateur et la musique ne collent pas du tout ensemble, à ce demander quel message voulait-il exactement passé… Néanmoins on sent bien son attrait pour le Cinéma du début du 20e Siècle.

Une chose est certaine cependant, nous « femelles », aimons fortement le Dress Code discret et élégant de notre Mauro favori, donc vous savez ce qui vous reste à faire pour nous ensorceler !

Kiss & Love
A.

PS : Pour votre santé, il est conseillé de ne pas écouter Porcelain Raft en cas de dépression ou nostalgie intense.

MTM Playlist OFF # 27 by Fix For Chicks !

2012 janvier 23
by MyTourManager


Fresh Like Me by Fix for Chicks

DOWLOAD HERE + TUMBLR HERE

01/ Niki & The Dove – Mother Protect (Goldroom Remix)
02/ Alex Winston – Velvet Elvis (Crystal Fighters Remix)
03/ Monarchy – You Don’t Want To Dance With Me ft. Britt Love (Moonlight Matters Remix)
04/ Cassius – The Sound Of Violence (Aeroplane Remix)
05/ Joakim – Find A Way (Punks Jump Up Remix)
06/ Yuksek – Always On The Run (Peter & The Magician Remix)
07/ Jacques Lu Cont – Reload
08/ Foamo – Ocean Drive
09/ Kris Menace & Rex The Dog – POW!
10/ Tom Staar – Weekenders
11/ Justice – On’n'On (Brodinski Remix)

by Fix For Chicks !